Épisode 10 – Géorgie : Bains chauds & douche froide

Un peu plus à l’Est

L’Alphabet géorgien est beau, mais pas des plus simples

Nous passons la frontière géorgienne rapidement et sans encombres, et nous arrivons dans le Parc National de Borjomi pour une nuit à la fraîche, dans la forêt et sur une épaisse couche d’aiguilles de pins.

Après une nuit de sommeil très réparateur, nous partons pour une courte randonnée dans le parc national en direction de sources chaudes repérées sur Maps.me. Nous imaginons un endroit sauvage, reculé et tranquille, accessible uniquement par une longue marche… Au lieu de ça, en arrivant sur place, on remarque que le sentier rejoint une route, que le lieu est en fait une sorte de piscine municipale en plein air et qu’ils mettent de la musique à fond dans les hauts-parleurs ! Déception.

Moins sauvage que prévu…

Cela dit, le cadre est plutôt sympa et c’est assez agréable de se baigner en plein air dans une eau chaude (tiédasse pour être exact), et qui sent l’oeuf pourri, même si Vincent râle que cela ne vaut pas la plus nulle des sources chaudes Islandaises…

Après ce petit bain matinal, nous faisons lors d’une halte dans un petit resto routier, ce qui restera notre découverte géorgienne la plus marquante !

La Katchapouri. Ce plat national, à mi-chemin entre la quiche et la pizza peut être ronde ou ovale, avec ou sans oeufs, mais toujours avec beaucoup de beurre ! C’est délicieux et très nourrissant ! Accompagnée de quelques Kinkali (ravioli locaux) tout aussi « lights », c’est encore meilleur !

Katchapouri et Kinkali

Des petits trous, encore des petits trous…

Maintenant, direction le site troglodyte (pour changer) d’Uplistsikhe. Il s’agit d’une cité antique, creusée à même la roche d’une colline, avec ses maisons, sa boulangerie, ses temples, ses palais et salle du trône, ainsi que sa… pharmacie ! Cet ensemble date du premier millénaire avant notre ère. Un vent de dingue y souffle, paraît-il en permanence. C’est très impressionant.

Devant, la cour royale, au fond, la salle du Trône

Le site est très étendu, la visite s’éternise et nous décidons de rester passer la nuit sur le parking, en compagnie d’une meute de chiens errants.

Les premiers monastères

En ce Vendredi matin, nous mettons le cap sur Mtskheta (à tes souhaits !), charmante petite ville bien entretenue ou presque, avec un centre ancien assez joli où l’on prend plaisir à se promener parmi les ruelles pavées.

Nous visitons d’abord la Cathédrale de Svétitskhovéli (à tes amours !), très ancienne et très imposante. Nous sommes plongés dans l’univers des Chrétiens d’Orient : châle obligatoire (et fourni) pour les femmes, des tas de bougies qui brûlent, de l’encens à foison… Les gens ici semblent très croyants.

La Cathédrale est protégée par d’épaisses murailles
Et une lourde porte en contrôle l’accès

Il y a un autre petit monastère dans la ville, ainsi qu’un autre en haut de la colline d’en face. Moins impressionants que la Cathédrale de Svétitskhovéli, ils sont cependants plutôt mignons.

Tbilissi

Après nos pieuses visites, nous nous dirigeons vers la capitale, Tbilisi. Nous arrivons dans une ville assez grande mais pas tentaculaire, la circulation y est très dense et les Géorgiens conduisent vraiment comme des dingues, c’est assez sportif ! Nous parvenons néanmoins à éviter de multiples accrochages potentiels, et nous trouvons même une place de parking libre !

Nous décidons de nous remettre de ces émotios en engloutissant à nouveau des Kinkhali et des Katchapouri. Et pour faire passer tout ça, nous réservons un bain géorgien très ancien au centre de la vieille ville. Il s’agit d’une sorte de hammam où l’on peut louer une salle juste pour nous, avec une partie sauna, une partie salon de thé, un bain chaud naturel (qui pue l’oeuf pourri), et un bain froid. Nous faisons les riches en commandant un gommage, un massage et quelques tasses de thé. L’endroit est très beau, et tout cela nous revient à seulement 150 Lari (environ 50€, ça va…)

Le dôme de notre « salle de bains » vue de l’intérieur

Après ce bon décrassage un peu brutal, nous arpentons un peu le centre ancien, et après la rédaction de quelques cartes postales, nous nous éloignons un peu du tumulte urbain pour rejoindre un grand lac qui surplombe la ville. Il y a une fois de plus beaucoup de vent, mais nous y dormirons quand même 🙂

Un petit tour et puis s’en va

Aujourd’hui nous décidons d’aller voir le Monastère assez réputé de David Garedja, non loin de la frontière Azeri. Après avoir traversé des villages affreux, où des gosses tentent de nous racketter quelques Lari, mençant de briser les vitres, nous roulons à travers des reliquats d’URSS encerclés par d’immenses usines et des décharges à ciel ouvert. C’est moche, nous nous perdons en suivant le GPS, et nous nous retrouvons bientôt sur ce qui s’apparente plus à un sentier à chèvres qu’une route…

Un parfum d’URSS

Ne voulant pas abîmer les suspensions ni crever un pneu, nous décidons de renoncer. De plus, ici l’Automne touche à sa fin, et nous ne voulons pas nous faire surprendre par la neige dans les montagnes du Caucase.

Nous filons à présent vers la frontière Arménienne.

Ce court séjour en Géorgie nous laissera une impression mitigée, entre paysages attrayants et villes affreuses…